Applications, données, équipes techniques : à chaque besoin sa solution cloud
Une infrastructure en tant que service (IaaS) met à disposition des serveurs et des ressources réseau, avec un contrôle total sur ce qui s'exécute au-dessus : c'est le modèle pertinent pour des applications critiques dont la configuration doit rester entièrement maîtrisée. Une plateforme en tant que service (PaaS) délègue une partie de cette gestion, ce qui accélère le déploiement d'applications standards mais réduit la marge de manœuvre sur l'infrastructure sous-jacente.
Déployer des applications sur le bon modèle évite deux écueils symétriques : sur-dimensionner une infrastructure pour un usage simple ou sous-dimensionner un système critique sur une plateforme générique. Accéder aux applications depuis plusieurs sites, exécuter des applications avec des pics de charge imprévisibles, ou garantir une continuité de service : chacun de ces cas oriente vers une combinaison différente de cloud public et de cloud privé.
Le choix d'une solution de stockage dépend moins du volume que de l'usage : des bases de données transactionnelles consultées en continu n'ont pas les mêmes contraintes de performance qu'un stockage d'archives réglementaires consulté une fois par an. Les entreprises qui traitent des informations sensibles ou personnelles doivent en outre localiser ce stockage en cohérence avec leurs obligations, notamment celles posées par le RGPD.
Un logiciel en tant que service (SaaS) intègre souvent son propre système de stockage, ce qui simplifie l'exploitation mais limite le contrôle sur la localisation réelle des données. Une solution construite sur une infrastructure dédiée conserve davantage de maîtrise, au prix d'une gestion plus lourde côté client.
Un environnement de développement hébergé sur une plateforme en tant que service donne aux équipes des outils prêts à l'emploi (intégration continue, tests automatisés, préproduction) sans qu'elles aient à gérer l'infrastructure sous-jacente. Cette approche accélère nettement le développement d'applications métier, à condition que la plateforme retenue reste compatible avec les technologies déjà utilisées en interne.
Les organisations qui font ce choix sans cadrage préalable se retrouvent souvent avec plusieurs environnements redondants, ouverts au fil des projets, dont la sécurité et les coûts échappent à tout pilotage centralisé. La gestion des identités et des habilitations est alors pilotée avec les équipes chargées de la cybersécurité dès que le périmètre dépasse le seul outillage.






